
et le ski-bus, la Pointe Isabelle
qui voit toujours plus haut, a pris de l’altitude
et s’est agrandie :
une extension a permis
de créer 27 chambres supplémentaires



Isabella Straton est officiellement la première femme qui a gravi le mont Blanc en 1875, avec ses propres moyens. De ses propres aveux, Marie Paradis qui a été la première femme à atteindre le sommet du mont Blanc le 14 juillet 1808, ne l’a pas fait toute seule.
Née en 1838, près de Bristol en Angleterre, Mary Isabella Straton a bénéficié d’une bonne éducation. A l’âge de vingt ans, elle perd ses sœurs et leurs parents, hérite de la fortune de la famille et devient indépendante financièrement.
Deux jeunes femmes intrépides
Grâce à son amie Emmeline Lewis-Lloyd, Isabella s’est passionnée pour l’escalade, et toutes deux ont entrepris une série d’expéditions dans les Alpes et les Pyrénées toutes deux ont entrepris une série d’expéditions dans les Alpes et les Pyrénées. Faisant preuve d’une incroyable modernité, modèles pendant le mouvement naissant des droits des femmes, elles furent des suffragettes avant l’heure. Sous le règne de la reine Victoria, toute femme devait être accompagnée par un frère ou un mari, lors de sorties et, a fortiori, de voyages, par un frère ou un mari. Non seulement ces deux femmes intrépides sont parties d’Angleterre à cheval, en passant par les Pyrénées. En 1872, sa grande amie Emmeline arrête de faire de l’alpinisme. A Chamonix, Isabella rencontre un guide de haute montagne, Jean Charlet, et tous deux grimperont un large éventail de pics pendant 20 ans : l’Aiguille du Midi, le sommet nord de l’Aiguille de Blaitière, quatre ascensions du mont Blanc… En Suisse, les Dents du Midi et le Dom.
Un guide qui épouse sa cliente fortunée…
Isabella Straton fait quelques très belles premières avec son guide Jean Esteril Charlet. Ils réussissent ensemble la première ascension du mont Blanc en hiver en 1876, elle en robe longue et chaussures à clous. Suite à cette belle réussite, elle propose le mariage à Jean Esteril ! Epousailles grandioses qui eurent lieu à Chamonix, en novembre de la même année. Le couple choisit alors d’accoler leur deux noms.
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Authenticité et charme traditionnels d’un hameau

Situé tout au fond de la vallée de Chamonix, bijou enchâssé entre les montagnes, l’est un hameau pittoresque, très fleuri, situé à 1351 m d’altitude. Les Frasserands : c’est le lieu choisi par ce couple mythique que forment Jean Estéril Charlet et Isabella Straton, pour y vivre. Selon les explications de Claire Burnet, guide du patrimoine, ce petit village est le fief des Charlet. Auparavant, c’était celui des Ravanel, puis des Simond. Les filles Simond ont épousé des Charlet. Armand Charlet, né en 1900, était probablement l’un des plus grands guides du 20ème siècle. Sa maison natale se trouve aux Frasserands. Dans son livre “Vocation alpine“, il évoque cinq familles Charlet distinctes demeurant sur place. En 1791, onze familles ont été répertoriées dans ce hameau et une soixantaine de personnes y habitant. De nos jours, il en est de même…



Un écrin naturel exceptionnel : pour se loger, Isabella et Jean Esteril acquièrent plus de quatre hectares aux Frasserands, et édifient une belle maison avec écurie, grange, grenier, et vue sur l’Aiguille Verte et les Drus, les montagnes favorites de Jean Esteril.
En raison de sa fortune, Isabella était connue sous le nom de ” The Lady ” tandis que son mari était surnommé ” Le Sage “. Isabella décède en 1918, Jean Estéril en 1925. La famille mettra en vente ce bel ensemble qui deviendra un Village Vacances ** avec activités en été comme en hiver.


Au fond des Frasserands, le centre Pierre Sémard
Ce bien immobilier est acheté par la C.G.T. cheminots en 1938, afin de faire profiter aux cheminots d’un centre de vacances pas trop onéreux, et inauguré en 1938, par Pierre Sémard, syndicaliste engagé, secrétaire général de la fédération des cheminots. Arrêté et condamné à la prison en 1940, pour le seul fait d’être communiste, Pierre Sémard est livré aux Allemands et fusillé le 7 mars 1942, à 55 ans. Le chalet est occupé par l’armée, le gouvernement de Vichy, puis les Allemands qui le transformeront en prison. A la fin de la guerre, le chalet héberge le bataillon du Mont-Blanc et prend le nom de Pierre Sémard. En 1956, le centre devient la propriété de la Fédération C.G.T. et de l’Orphelinat du Chemin de Fer Français. Depuis, le Chalet Pierre Sémard est devenu un centre de vacances privilégié, en lien avec la Fédération CGT des Cheminots.



« Des 130 raccards que possédait Vallorcine, il n’en reste actuellement que deux. On les achetait pour une bouchée de pain, on les démontait pour les remonter ailleurs. Beaucoup ont été installés dans le village par Zian Charlet, père d’Armand Charlet », mentionne la guide.

Visuel en haut, à gauche, un petit raccard en mélèze, qui servait de grenier. Il est surélevé pour éloigner les rongeurs. Il s’est effondré il y une quinzaine d’années. Le haut et la partie basse ont été refaits en madrier qui a rapidement repris la teinte du mélèze. Ci-contre, un très joli petit raccard datant de 1841, provenant de Vallorcine. Il appartenait à la famille Charlet. Son propriétaire l’a légué à l’un de ses fils. Les gens y mettaient leurs biens les plus précieux : documents, habits du dimanche…

La Boerne, authenticité et charme traditionnels

Construite au XVIIIèmesiècle, la Boerne était une ferme d’alpage appartenant à la famille Charlet. Ferme qui devint gîte, au fil des années. Armand Charlet commença à accueillir ses clients pour des pauses entre deux ascensions. En 1982, Gilbert Mugnier petit-fils d’Armand Charlet et accompagnateur de montagne, reprend la ferme familiale pour y héberger les randonneurs (31 couchages). Depuis 2018, Justine et Julien sont les gardiens de la Boerne : cuisine traditionnelle savoyarde, produits locaux qui font la part belle au terroir, tartiflette, farçons, croûte au fromage ou aux girolles, assiette La Boerne… Sans oublier la superbe terrasse ensoleillée et fleurie ! Tous les midis de juin à fin septembre. Ambiance chaleureuse garantie au coeur de ce petit paradis terrestre, classé, qu’est Tréléchamps…
Rencontre… au sommet, inattendue et bien sympathique : Béatrice Mugnier, petite-fille de Roger Frison-Roche – guide explorateur, écrivain, qui fut l’une des figures emblématiques de Chamonix –, présentant le livre “L’homme de la neige et du sable” rédigé par par Catherine Cuenot et préfacé par Martine Charoy, fille de Roger Frison-Roche..







La Boerne 288 Chemin de Tréléchamps 74400 Argentière France
www.laboerne.fr
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Hôtel Pointe Isabelle : hommage à une personne exceptionnelle
Des années plus tard, les petits-enfants d’Isabella ont ouvert leur hôtel à Chamonix. En hommage à leur grand-mère, ils l’ont nommé Pointe Isabelle comme la montagne dans le massif du Mont-Blanc gravie par Isabella Straton pour la première fois en 1875.



Situé au cœur de Chamonix, ce bel hôtel présente 72 chambres spacieuses, bar & bistro, salon, salle de conférence, sauna, salle de gym, skiroom, location de matériel, réservation de pass, cuisine de saison, terrasse ensoleillée…
Pointe Isabelle 165 Avenue Charles Croz 74400 Chamonix France
