Hodler Wiesenstück, um 1901 Öl auf Leinwandhodler Thunersee mit Spiegelung, 1904 Ferdinand Hodler: Der Mönch mit Wolken,

Ferdinand Hodler est l’une des figures les plus célèbres de l’art suisse. A l’occasion du 100ème anniversaire de sa mort, le Kunstmuseum Bern présente, jusqu’au 13.01.2019, en coopération avec les Musées d’art et d’histoire de Genève une exposition exceptionnelle qui examine son oeuvre sous l’angle inédit de sa théorie du parallélisme. 

« La mission […] de l’artiste est d’exprimer l’élément éternel de la nature, la beauté »… Ainsi s’exprimait Ferdinand Hodler en 1897 lors de sa conférence intitulée La Mission de l’artiste. Il y expliquait comment il percevait le monde et posait cette compréhension comme principe fondamental de son oeuvre. Par « beauté », il entendait l’ordre inhérent à la nature : des formes et des couleurs qui se répètent, et procurent à l’observateur attentif une agréable impression d’unité.

Ferdinand Hodler: Der Holzfäller (1910)Hodler Selbstbildnis, 1912 Hodler Wilhelm Tell, 1897

Hodler croyait avoir reconnu dans cet ordre une « loi universelle », qu’il désigna sous le nom de « parallélisme » et qu’il se fixa pour objectif de rendre visible. Hodler s’acquit de son vivant une renommée internationale. Le parallélisme qu’il mit à profit dans son oeuvre était un concept amplement utilisé au XIXème siècle dans diverses disciplines scientifiques. S’appuyant sur ses observations, par exemple, d’arbres qui bordent un chemin ou encore d’éboulis rocheux, de nuages ou de montagnes qui se reflètent dans un lac, il fit du parallélisme le principe supérieur de son art et le matérialisa visuellement dans des schémas de composition fondés sur la répétition, la symétrie ou le reflet : « Mon oeuvre tient ou tombe selon l’exactitude ou l’inexactitude de mon parallélisme. Soit le parallélisme tel que je l’ai reconnu, décrit et appliqué, est une loi naturelle d’une validité universelle et alors mon oeuvre a une valeur universelle ; ou bien je me suis trompé et dans ce cas, mon art n’est qu’illusion et tromperie. »Hodler Thunersee mit Niesen, 1910

En établissant des liens entre l’oeuvre de Hodler et les ambitions artistiques qu’il consigna dans ses écrits, cette exposition au Kunstmuseum de Berne renouvelle le regard sur son oeuvre et son langage pictural inimitable. Les différentes séries et motifs présentés dans les dix sections qui forment son parcours permettent de comprendre sa théorie du parallélisme et la forme qu’il lui donna concrètement dans ses compositions. Le Kunstmuseum Bern et les Musées d’art et d’histoire de Genève ont reçu le soutien d’une multitude d’institutions suisses et de nombreux prêteurs privés.

Exposition Parallélisme jusqu’au 13.01.2019
Kunstmuseum Bern / Hodlerstrasse 8-12 / 3011 Berne / tél. +41 31 328 09 44  
 www.kunstmuseumbern.ch

Visuels Ferdinand Hodler : Wiesenstück, um 1901 Öl auf Leinwand, 38 x 46 cm Kunstmuseum Basel, Vermächtnis Max Geldner, Basel 1958 © Kunstmuseum Basel, Martin P. Bühler // Thunersee mit Spiegelung, 1904 Öl auf Leinwand, 89 x 100 cm Privatbesitz © SIK-ISEA, Zürich // Der Mönch mit Wolken, 1911 Öl auf Leinwand, 64,5 x 91,5 cm Privatsammlung, Schweiz © Peter Schälchli, Zürich // Der Holzfäller, um 1910 Öl auf Leinwand, 262 x 212 cm Eigentum der Schweizerischen Eidgenossenschaft, Bundesamt für Kultur, Bern © Kunstmuseum Bern // Selbstbildnis, 1912 Öl auf Leinwand, 35.5 x 27 cm Winterthur Kunstmuseum Winterthur, Geschenk der Erben von Dr. Thodor Reinhart, 1919 © Kunstmuseum Winterthur // Wilhelm Tell, 1897 Öl und Tempera auf Leinwand, 255,5 x 195,5 cm Kunstmuseum Solothurn © Kunstmuseum Solothurn // Thunersee mit Niesen, 1910 Öl auf Leinwand, 105.5 x 83 cm Privatsammlung, Schweiz © Peter Schälchli, Zürich