Ville de congrès, Vichy offre une infrastructure unique réunissant Palais des Congrès et Opéra dans un cadre exceptionnel. L’ensemble, fruit de l’union des talents d’architectes, d’artistes et d’artisans d’hier et d’aujourd’hui est classé Monuments historique depuis 1996.

Sous Napoléon III, Vichy est en plein essor. “Voir et être vu”, telle était la ligne de conduite des curistes de l’époque venus pour bénéficier des bienfaits de d’eau de Vichy mais aussi se divertir lors des soirées mondaines proposant jeux, bals et spectacles. La cité thermale se doit donc de répondre à ces ??? et la Compagnie fermière, gestionnaire des sources et des établissements thermaux, est chargée par l’Empereur de pourvoir à ces exigences. En 1865, le premier casino-théâtre est édifié par l’architecte Charles Badger. Sa façade principale, ouverte sur le parc des soources, est ornée de cariatides personnifiant les quatre saisons, de deux angelots encadrant une horloge et un baromètre. Le casino comporte, côté parc, une vaste salle des fêtes, encadrée par le salon de conversations destiné aux dames et le salon de lecture réservé aux messieurs. Côté rue, un théâtre de 820 places, avec salons de jeux de part et d’autre. En 1898, importants travaux d’agrandissement s’imposent : les architectes Charles Le Cœur et Lucien Woog construisent, à l’ouest, un opéra de 1’400 places ainsi qu’un vaste hall de salle des fêtes, et, à l’est un restaurant. En 1988, le bâtiment est repris par la Ville qui entreprend la restauration de l’opéra et la transformation du casino en Palais des congrès. L’ensemble est inauguré en 1995.

Orné de ferronneries dues à Émile Robert, le kiosque à musique dessiné par Lucien Woog inauguré en 1902, accueille encore aujourd’hui des concerts et de nombreuses animations, en journée comme en soirée. Le jeune architecte, diplômé et enseignant de l’École nationale supérieure des Arts décoratifs, adopte ici un style Art nouveau teinté d’orientalisme avec son auvent polylobé, ses frises de chardons et son plafond étoilé. Son garde-corps et composé de portées musicales sur lesquelles s’inscrivent les notes de six chansons enfantines traditionnelles, soit les premières mesures de J’ai du bon tabac, La boulangère a des écus, Au clair de la lune, Frère Jacques, Sur le pont d’Avignon, Nous n’irons plus au bois

et fer à cheval

kisoque accueille des concerts gratuits . Une galerie marchande en fer à cheval ceinture le kiosque et prolonge la galerie de part et d’autre de la soourece de l’Hôpital.

Parc des sources

L’exercice physique étant recommandé par les médecins en complément de la cure, la nécessité d’aménager une promenade à proximité des sources est apparue dès le XVIIIe siècle.

Par suite d’une demande de Letizia Bonaparte, mère du futur Napoléon Ier, venue en cure à Vichy en 1799, sera réalisée la création du parc des Sources. Cette promenade, reliant les sources Chomel et Grande-Grille, au nord, à la source de l’Hôpital, au sud, devient rapidement le cœur mondain de la ville d’eaux, avec hôtels et boutiques. Pour protéger les curistes des intempéries comme de l’ardeur des rayons du soleil, le pourtour est ??? en 1898, par une galerie promenoir couverte dessinée par le ferronnier Émile Robert. En 1928, une pergola de béton est aménagée devant le hall des sources et les trois allées principales sont bordées de brique rouge. Le parc des Sources a bénéficié d’une vaste campagne de rénovation achevée en 2025.

Hall de soources Situé sur le lieu d’émergence des sources Chomel et Grande Grille, à l’emplacement des premiers établissements de bains, le hall des sources a été construit en 1903 par les architectes Charles Le Cœur et Lucien Woog.

Ils s’inspirent ici du modèle allemand de la Trinkhalle qui propose de regrouper les sources principales d’une station thermale sur un même site, aisément accessible, pour y faciliter la prise des différentes eaux par les curistes ainsi que le service des donneuses d’eaux, mais aussi favoriser la sociabilité de la colonie étrangère. Ouvert, aéré et lumineux, ce hall s’appuie sur une architecture métallique sublimée par le ferronnier Émile Robert qui dessine d’élégantes grilles de clôture de style Art nouveau et reproduit ici les chardons de la galerie promenoir. En 1928, le hall connaît d’importantes transformations : les grilles du pourtour sont remplacées par des vitres afin de protéger les curistes des courants d’air ; l’espace central est dégagé, la verrière zénithale surélevée et munie de carreaux en pointes de diamant afin de limiter l’effet de serre. Une nouvelle campagne de modernisation entraînera la suppression des buvettes d’origine, et des donneuses d’eau, au début des années 1970. Les curistes ont accès à toutes les sources présentent sur les lieux. Pour ceux qui ne possède pas de Pass’Curistes , vous avez un accès limité à la sources des celestins sur le coté “Est” du bâtiments

Le parc des Célestins s’organise autour de la source éponyme, connue dès le moyen âge et encore exploitée de nos jours.

Des nombreux bâtiments qui se succéderont au XIXe siècle pour abriter la source des Célestins, au gré de ses captages, subsiste le pavillon des Célestins conçu en 1908 par l’architecte Lucien Woog, dans le plus pur style du XVIIIe siècle français. Le marketing de l’époque ne s’étalait pas sur les étiquettes de la Vichy-Célestins mais dans l’évocation du sacré à travers cette conque en pierre d’Euville de laquelle jaillit la source. A l’arrière, un bloc d’aragonite enchâssé dans le bâtiment, offre un contraste saisissant avec la sophistication de la cloche en verre protégée par une balustrade en pierre rose. Probablement une volonté de sacraliser cette eau aux vertus miraculeuses. Le pavillon de la source, de style néo-Louis XVI, fut construit en 1908. Dégustation gratuite de l’eau de la source. Patrimoine UNESCO L’ordre pontifical des Célestins (du nom du Pape Célestin V) a été institué en 1294 et supprimé en 1778. Le monastère des Célestins de Vichy, fondé quant à lui en 1410 par le duc Louis II de Bourbon en dehors des murailles de la ville, comptait alors 13 moines. Confisqué à la Révolution française, comme l’ensemble des biens du clergé, le monastère, qui possédait déjà des jardins réputés, a été ruiné et démembré. Le parc des Célestins n’occupe plus aujourd’hui qu’une petite partie de l’enclos d’origine, tout comme il ne subsiste également qu’un petit bâtiment du monastère qui a donné son nom à la plus célèbre des 5 sources naturelles de Vichy. L’embouteillage qui occupait une partie des lieux a par la suite déménagé à 3 reprises. L’aménagement actuel du parc porte la signature paysagère du Second Empire, toutes proportions gardées, il évoque le parc des Buttes Chaumont avec ses chemins escarpés qui disparaissent sous une roche calcaire artificielle. Dans sa partie orientale, l’orangerie (actuelle médiathèque du pôle Universitaire Lardy) abritait les essences exotiques qui peuplaient jadis les parcs et les trottoirs de Vichy, durant la belle saison. Le pavillon de la Source offre encore aujourd’hui une des plus belles cartes postales de Vichy.

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